L’histoire du chien qui m’a fait aimer les chiens

L’histoire du chien qui m’a fait aimer les chiens

Depuis que je sais lire, les livres ont toujours été une passion pour moi.

Celui qui m’a le plus marqué quand j’étais jeune est L’appel de la forêt de Jack London.

Jack London

Jack London

Les grands espaces, la nature, les difficultés rencontrées par l’homme dans un environnement hostile et, plus que tout, les animaux, me fascinaient.

L’appel de la forêt est l’histoire d’un chien de famille, Buck, qui sera volé et utilisé pour tirer les traîneaux lors de la ruée vers l’or, à la fin du 19ème siècle au Canada.

Buck est décrit comme un chien magnifique, moitié saint-bernard (ou terre-neuve selon les traductions), moitié colley. Il est fier, courageux, indépendant et s’adapte relativement facilement à ses nouvelles conditions de vie. Bref, Jack London le dote d’une telle personnalité qu’il en fait le héros de son livre.

Cependant, Buck ressentira tout au long de l’histoire ce fameux « appel de la forêt », cet instinct qui le pousse à s’éloigner des hommes pour vivre comme un loup.

Les seuls humains qui trouveront grâce à ses yeux sont ceux qui lui manifesteront le plus de respect et d’égard en tant que chien. En retour, il sera prêt à tout pour protéger l’humain qu’il adore, John Thornton. Quand ce dernier disparaît, plus rien ne rattache Buck à la société des hommes.

Pourquoi cette histoire m’a-t-elle marquée ?

Buck, ce chien fort, a une véritable personnalité.

Ce n’est pas Lassie, fidèle à sa famille, ni Rintintin, qui agit dans l’intérêt des hommes, c’est Buck, le chien qui se demande si vivre librement n’est pas mieux que de vivre avec des humains.

Voilà le genre de chien que je voulais : un véritable personnage, un compagnon de vie.

Buck au cinéma

Buck au cinéma

 

Bien sûr, Buck n’est qu’un chien imaginaire. Mais quelque part, il posait les jalons de ce qui pourrait être une relation homme-chien : respect, indépendance, choix. Pas toujours facile à appliquer dans notre monde.

Avec ce genre de lecture, vous vous demandez peut-être pourquoi je n’ai pas pris une race digne des aventuriers du grand Nord. Soyons réaliste : je vis en milieu urbain, je ne suis pas un grande sportive et, comme beaucoup, je passe trop de temps au travail. Il me fallait une race adaptée à mon mode de vie.

livre The call of the wild

Le titre original de l’œuvre

C’est mon mari qui a eu l’idée du shar-pei. Et je dois dire qu’il a eu une excellent idée !

Je me suis laissée séduire par le shar-pei, non pour son physique particulier mais pour son caractère. Présenté comme indépendant, calme, il était aux antipodes des chiens de berger toujours demandeurs (et qui risquaient de m’agacer rapidement). Son format de chien moyen a aussi pesé lourd dans la balance (j’ai toujours aimé les grands chiens).

Mes chiens ne seront pas très utile pour la prochaine ruée vers l’or dans le grand Nord, mais, ma foi, je suis plutôt contente de cette race !

Merci, Buck, de m’avoir permis de connaître mes chiens !

Note : Cet article participe au carnaval des articles organisé par Baptiste du blog Musher Experience.  Découvrez les articles des autres blogueurs participants sur ce thème : l’histoire de chien qui vous a fait aimer les chiens.

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2 comments on “L’histoire du chien qui m’a fait aimer les chiens
  1. bernadette grosso dit :

    C’est drôle et touchant (d’humanité commune…) comment les chiens même à travers les livres, en particulier ceux de notre enfance, nous prennent au coeur, nous orientent, nous conduisent dans notre perception des chiens, des hommes, du monde… Moi aussi, petite fille j’ai lu et relu et encore relu « L’appel de la forêt » pour être avec Buck (et tous les livres qui s’en rapprochaient, les Jack London, James Oliver Curwood et autres…). Que de beaux voyages imaginaires dont j’ai encore le souvenir comme des moments vécus! Et moi aussi, banlieusarde toujours, je n’ai pas fait ma vie avec des nordiques ou de sages bergers ou golden… mais avec des boxers puis plus petit format des bouledogues français avec intercalés deux terriers (pinscher et xpinscher), je n’ai connu avec bonheur le sharpei que sur le tard mais n’en ai jamais eu… Quelque part c’est Buck (et le hasard parfois étrange des adoptions en urgence) qui m’a conduit vers eux…

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