Un chiot propre à trois mois et demi

29 Avr

chiot-sharpei

Apprendre la propreté à un chiot fait partie des fondamentaux de l’éducation.

Dans les rayons de ma bibliothèque canine, se trouve un ouvrage intitulé « Elle a un chien, bien élevé, bien soigné » (collection Elle Encyclopédie – « Elle » désignant le magazine féminin) écrit par le Dr Gérard Beck. Ce livre date de 1959. J’étais curieuse de voir quelle approche était préconisée à l’époque.

Je vous retranscrit les conseils concernant la propreté du chiot.

Elle a un chien

Propre à trois mois et demi

Problème urgent : celui des petits et grands besoins. Il doit être résolu entre trois et quatre mois. Il l’est parfois avant, mais c’est rare; il vous faut passer à l’action à partir de deux mois et demi.

Il existe  deux systèmes: celui de la liberté surveillée, et celui de la contrainte par corps. Le premier demande du temps, de la vigilance et une bonne forme physique; le second exige de solides oreilles (pendant un ou deux jours), une cuisine ou une salle de bains assez spacieuse et un bon pied de table.

Le principe de la liberté surveillée est d’épier le coupable en puissance, de façon à le prendre sur le fait le plus souvent possible: si vous y parvenez, vous poussez un cri aussi scandalisé que sonore, vous saisissez le fautif et vous le portez immédiatement dehors. Si vous habitez au sixième sans ascenseur, cette méthode vous permettra de contrôler votre souffle. Il va sans dire que la journée doit être entrecoupée de nombreuses promenades, pour inciter l’élève à bien faire de sa propre initiative. S’il satisfait ses besoins à l’extérieur, vous le complimentez d’une voix douce: « c’est bien, Hector » est suffisant, et vous le caressez affectueusement; il faut que votre ton contraste alors avec celui utilisé à la phase répressive. Au bout d’une quinzaine de jours, il n’urinera plus à l’intérieur dans la journée; au bout d’un mois environ, ni le jour ni la nuit.

Le principe de la contrainte se sert de l’instinct de propreté. Le chiot, qui a la notion du coin bien à lui, hésite à le souiller s’il est contraint d’y demeurer. Vous l’attachez par la laisse à un pied de la table, en lui laissant très peu de liberté pendant trois ou quatre jours.

Toutes les heures, vous le lâchez dans la pièce jusqu’à ce qu’il se soulage: vous remarquerez que l’endroit choisi est le plus éloigné de son point d’attache. Le besoin satisfait, vous le rattachez.

Tous les deux jours, vous augmentez un peu son rayon d’action, jusqu’à l’étendre à toute la pièce; en même temps, vous espacez progressivement les périodes de liberté, pour lui apprendre à se retenir. Bien entendu, vous le promenez à l’extérieur 4 ou 5 fois dans la journée.

D’une façon générale, souvenez-vous qu’il est absolument inutile de sévir si vous n’avez pas pris votre chiot sur le fait. L’animal ne saurait plus à quoi attribuer la réprimande, et vous risqueriez de lui donner des « complexes », sans aucun profit.

(extrait de Elle a un chien, bien élevé, bien soigné par le Dr Gérard Beck)

Et vous, quelle méthode avez-vous utilisée avec votre chiot ?

 

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