Je l’avoue, je promène mon chien avec une laisse à enrouleur (flexi). Je sais que ce n’est pas l’idéal. Mais je vais vous dire pourquoi je l’utilise quand même.
À l’origine…
J’avais plusieurs chiens. Jusqu’à présent, dans le foyer, on utilisait la laisse à enrouleur uniquement avec les jeunes chiots. Ça permettait de les laisser découvrir un maximum de choses en toute sécurité. C’est-à-dire pendant qu’on surveillait les autres chiens.
Longtemps on a promené nos chiens en liberté, avec l’utilisation de la laisse uniquement pour la ville. Oui, mais voilà. Maintenant j’ai un chien qui a peur de certains bruits et peut se mettre en danger dans ces moments-là (comme traverser les routes). Par ailleurs, la densité de population ayant fortement augmenté dans mon coin, c’est pénible de détacher et rattacher sans cesse, autant garder attaché.
Bref, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, j’avais deux chiens, deux mains. Et pour une longe… il faut deux mains. En tout cas, c’est ma manière de gérer une longe.
Bao Dai nous ayant quittés, on a gardé l’habitude de promener Noxx avec l’enrouleur.

Pourquoi je n’aime pas les laisses à enrouleur ?
Et là, vous vous dites, « mais pourquoi tu t’obstines à utiliser une laisse à enrouleur ? ».
Les quelques avantages
Les avantages de la laisse à enrouleur, tout le monde les connaît : la laisse ne traîne pas au sol et vous avez besoin d’une seule main pour gérer la longueur. Et… et c’est tout, je crois.

Un usage inattendu
Et bien figurez-vous que peu de temps après que mon chien soit devenu chien unique du foyer, je me suis dit « Tu as plein de longes chez toi, pourquoi ne pas les essayer et choisir celle avec laquelle tu es le plus confortable ? ». Chouette idée, non ?
Alors je m’en vais promener mon chien, avec ma laisse à enrouleur, en projetant d’utiliser une longe la prochaine fois. Et là, dans une rue proche de chez moi, un chien sort de chez lui comme un fou et vient se jeter sur mon chien. Noxx n’est pas blessé, mais pour un chien sensible, c’est violent. L’autre chien revient à la charge. Et là vous allez voir le rapport avec la laisse à enrouleur.
Je frappe la gueule du chien avec la poignée de ma laisse, tout en beuglant pour que son maître rapplique sur le champ (toute la rue a dû m’entendre). Je n’aime pas frapper les chiens, mais sachez que ce n’est pas la première fois qu’un chien sorti de nulle part agresse un de mes chiens qui passe tranquillement et je ne supporte plus ça.
J’arrive à faire hésiter le chien une seconde, mais il se jette à nouveau sur mon chien. J’interpose à nouveau le boitier de l’enrouleur en me disant que s’il veut mordre, il n’a qu’à bouffer du plastique. Bon, à la troisième reprise, le chien s’est arrêté et m’a regardé méchamment. Et là, je me suis dit que j’avais intérêt à bien viser quand il ouvrira la mâchoire pour me mordre.
Je n’ai pas eu l’occasion de lui faire bouffer ma laisse à enrouleur, car son maître est enfin apparu. Je passe les détails de la soufflante que je lui ai mise, mais, là encore, je crois que toute la rue est au courant de ce que je pense de lui et de ses minables excuses vaseuses.
Alors, je n’avais jamais pensé à une laisse à enrouleur comme moyen de défense, mais je me dis que c’est un accessoire qu’on a toujours dans la main en balade et que, tout en gardant son chien pas trop loin (car sous la panique d’une agression, il peut s’enfuir), on peut s’interposer dans une bagarre en minimisant les risques.
Je n’ai pas pour habitude de frapper les chiens, vous pensez bien, mais que ce soit un chien, un humain ou un extra-terrestre qui vient tenter de faire du mal à mon chien ou à moi, je n’ai pas envie d’être un témoin impuissant.
Conclusion ? Je promène encore mon chien avec la laisse à enrouleur (et je n’en suis toujours pas fière).