Mon chien veut-il prendre ma place ?

5 Déc

Hiérarchie. Dominance. Chef de meute. Ces termes feraient presque peur.

Est-on condamné à être constamment en lutte avec son chien pour détenir le pouvoir ?

Avant même d’acquérir un chien, on a entendu dire qu’il fallait qu’il mange ou qu’il passe une porte après nous, qu’il n’ait pas accès au canapé, sinon, horreur !, il se prendra pour le chef.

On se focalise sur des détails sans avoir une vue d’ensemble.

Autorité naturelle

Tout d’abord, vous n’avez pas à imposer sans cesse votre autorité, c’est à votre chien de l’accepter naturellement. Et la différence est de taille.

Pourquoi suivez-vous sans rechigner les directives d’une personne et contestez-vous régulièrement les directives d’une autre ?

Cela est davantage une question de personnalité, d’attitude, de manière de s’exprimer, ou de discours pertinent plutôt que de statut hiérarchique.

Devenez donc le gourou de votre chien !

Développons nos qualités

Si vous avez naturellement, ou parvenez à développer, certaines qualités, l’autorité coulera de source :

  • Assurance

Si votre chien vous fait peur, ça ne va pas être facile. Si vous êtes trop hésitant et ne savez pas ce que vous voulez, non plus.

  • Cohérence

Si vous interdisez quelque chose, c’est pour le long terme. Si, plus tard, vous voulez autoriser quelque chose que vous avez interdit jusqu’à présent, cela ne pose pas de problème. Mais ne changez pas les règles constamment. Soyez logique.

  • Calme

Voulez-vous vraiment, aux yeux de votre chien, ressembler au bichon de votre voisine qui aboie de manière hystérique sur tout le monde à la moindre contrariété ?

  • Observateur

Un chien qui désobéit ne prépare pas une révolution. Il est nécessaire de reconnaître les signes de stress, de malaise, de déterminer si le chien n’obéit pas parce qu’il n’a pas compris l’ordre ou parce qu’il ne souhaite pas l’exécuter dans ces conditions (environnement stressant, douleur, etc.).

  • Adaptable

Si quelque chose ne fonctionne pas, il faut être capable de se remettre en question. Ce qui fonctionne avec un chien ne fonctionnera pas forcément avec un autre.

Petits arrangements entre amis

Quand la relation de base est saine, vous n’avez pas à vous demander, à chaque mouvement de votre chien, si c’est un acte de dominance ou pas.

Le chien est opportuniste, comme nous. Il va chercher en premier lieu à se contenter, se faire plaisir, et non pas à vous ennuyer.

Ne collez pas d’intention cachée derrière tous ses actes. Sinon vous passerez à côté du meilleur de votre relation.

On s’en moque de savoir si le fait de vous solliciter, par exemple, est un acte de dominance ou pas. Cela signifie surtout qu’il recherche votre attention. Si vous souhaitez y répondre, répondez-y. Si vous ne le souhaitez pas, ignorez-le.

Si votre chien se couche sur le canapé, c’est parce que c’est confortable. Il ne le fait pas pour vous envoyer un message caché.

Faites comme vous le souhaitez

Si le comportement de votre chien ne vous dérange pas, voire vous fait plaisir, pourquoi le lui interdire ? Parce que c’est écrit dans de vieux livres ?

J’aurais dû alors empêcher mon vieux chien de me mordiller gentiment alors que c’était un contact privilégié qu’il réservait dans certaines circonstances ? Je me priverais de câliner ou de faire une sieste avec mes chiens, tranquillement sur le canapé ? Que dire de ces années où je laissais la gamelle de croquettes à disposition !

Vous fixez vos propres règles selon votre ressenti.

Quant aux comportements que vous trouvez indésirable, travaillez-les pour les faire disparaître.

C’est vous qui avez le dernier mot, personne d’autre.

Envie d'en apprendre plus sur les chiens?
Faites partie des privilégiés de Sharpei Attitude !
Print Friendly